lundi 26 août 2013

Épilogue

Je tiens à remercier mes amis et collègues de travail, ainsi que les membres du Club Cyclosportif La Cordée (CCLC).

La solidarité dans l’épreuve, le réconfort et la sympathie qu’ils ont manifestés, tant à mon égard qu'envers la famille de François Bélair, étaient bouleversants. Il en est ainsi, paraît-il, dans le petit monde du cyclisme. Conscients que nous sommes de jouer à cache-cache avec la mort à tout instant du jour, nous serrons les coudes lorsqu’un d’entre nous tombe. Nous avons peut-être ainsi l’impression de pouvoir repousser la Faucheuse, de lui faire barrage...


***


Dimanche 11 août 2013 — le fil.

Il faisait beau et chaud, avec très peu de vent.
Nous avons pris le départ à 10 h 39 précis.

Au vingt-quatrième kilomètre, nous avons fait une halte de quelques minutes au belvédère, à 447 mètres d’altitude. Il était 11 h 49.

À 11 h 56 et 19 secondes, François chute à 67 kilomètres/heure. Je suis immédiatement derrière lui et j’applique les freins dès qu’il commence à perdre le contrôle. Je suis complètement à l’arrêt et à ses côtés 14 secondes plus tard. Nous sommes au vingt-septième kilomètre de la randonnée.

Ces informations proviennent du relevé de mon appareil GPS.


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